Je vous ai fait part de mes réticences vis-à-vis de la nouvelle version de Windows (Vista)dans un récent billet. Je ne suis pas le seul ; notre distinguée Assemblée Nationale vient de franchir le pas : choisir un système d’exploitation issu du monde du logiciel libre. Après avoir étudié plusieurs distributions Linux, leur choix s’est arrêté sur Ubuntu pour équiper leurs 1154 postes.

Le choix d’un autre système d’exploitation n’est pas anodin : à part l’aspect financier, installer Linux c’est opter pour plus de sécurité, plus de stabilité et plus de liberté, c’est à dire une toute autre philosophie avec la même efficacité au quotidien. En gros, moins de virus et moins de contraintes de DRM (gestion des droits des oeuvres numériques) qu’avec Vista. En bref, une alternative sérieuse à Windows, ausi bien pour les particuliers que les pour les professionnels.

kubuntu_logo.pngLe système Linux, s’adressait, auparavant, plutôt à une minorité de bidouilleurs passionnés. Les progrès énormes réalisés dans les procédures d’installation et de paramètrage peuvent maintenant séduire les non-spécialistes. La brèche commence à s’entrouvrir, et c’est tant mieux. Un début, qui rappelle la migration en masse vers Open Office des millers de postes de la Gendarmerie Nationale, l’année dernière en remplacement de la suite Microsoft Office.

Pour les participants de l’Atelier qui voudraient se rendre compte par eux-même, j’ai installé il y a quelque mois un poste avec Kubuntu (l’une des nombreuses distributions Linux) et je me tiens à votre disposition pour une démonstration ; on retrouve vite ses repères avec des logiciels comme Firefox et Open Office. La seule limitation qui m’avait irrité à l’époque, était le peu d’équivalences crédibles pour la vidéo-conférence avec des utilisateurs de Windows/MSN. Les choses se sont probablement améliorées depuis, à vérifier…

Une astuce intéressante pour tester Linux est de graver un liveCD : tout le système tient sur un CD, à graver à partir un téléchargement sur le net (on appelle cela une image ISO, voir chez Ubuntu ou Kubuntu par exemple). On n’a plus qu’à modifier l’ordre de boot de son ordi et sans rien installer sur le disque dur, l’ordi démarre sous Linux ; rien ne vous empêche par la suite de l’installer en dur, si vous êtes conquis.

Reste à convaincre la grande distribution de proposer le choix du système lors de l’achat d’un ordinateur neuf. Ce n’est pas encore pour demain, mais je ne pouvais manquer de donner ce coup de projecteur sur Linux, à ma petite échelle.

Source : Zdnet